Le titre de Meilleur Ouvrier de France (MOF) est devenu, au fil des années, l’un des objectifs à atteindre pour tous les professionnels du goût. Thomas Subrin, Meilleur ouvrier de France Boulanger, revient sur son parcours personnel et donne quelques conseils pour atteindre ce but.
Un titre réservé à l’élite
Arborer le col bleu, blanc, rouge : la consécration pour tous les artisans du goût qu’ils soient passés par une formation en boulangerie, pâtisserie ou chocolaterie. Chaque année, le concours « Un des Meilleurs Ouvriers de France » sélectionne une poignée de prétendants à l’excellence.
Mais le titre de gloire est réservé à une élite, et pour espérer l’obtenir, il faut passer les étapes d’une rude sélection et d’un concours extrêmement exigeant. « Avant de se décider à passer le concours, il faut être sûr d’avoir des valeurs comme l’humilité et le partage. Car en rentrant dans ce processus, on s’engage à transmettre et à apprendre aux futurs boulangers. Il faut avoir une personnalité qui puisse transmettre, faire évoluer le métier avec les autres boulangers », explique Thomas Subrin.
Il faut avoir une personnalité qui puisse transmettre, faire évoluer le métier avec les autres boulangers
Beaucoup de candidats, peu de sélectionnés
Thomas Subrin, boulanger à la Société des Bains de Mer de Monaco a obtenu le titre en 2019. Il revient sur la difficulté de ce concours hors du commun. « Le concours de MOF, qui est en fait un diplôme de l’éducation nationale, se déroule par étapes. Il faut d’abord s’inscrire, on est ensuite convoqué à des épreuves de qualification avec une centaine d’autres candidats. Dans mon cas, une cinquantaine a passé les phases de qualification, qui ont eu lieu dans quatre centres différents ».
« Beaucoup de courage, et un mental solide »
La finale se déroule quelques semaines plus tard. Le sujet n’est pas connu à l’avance, et les candidats doivent donc se préparer à de multiples éventualités. Pour devenir Un des Meilleurs Ouvriers de France, il faut obtenir plus de 16/20 à l’épreuve finale.
Il faut beaucoup de courage, et un mental solide car on s’investit énormément
Sur les douze candidats de la session 2019, seuls deux, dont Thomas Subrin ont réussi. « Pour passer ce concours, il faut beaucoup de courage, et un mental solide car on s’investit énormément, commente aujourd’hui Thomas Subrin. On sacrifie beaucoup de choses : du temps, de l’argent, du matériel… Si on n’a pas le résultat escompté, on peut tomber de très haut mentalement, et il faut se préparer à toutes les éventualités ».
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