Rencontre avec la passionnée Charlotte Benzaken du CAP chocolaterie

01 mars 2021
ChocolaterieConcours
Charlotte Benzaken, CAP chocolaterie
Passionnée de pâtisserie, Charlotte abandonne les ressources humaines pour se consacrer à son projet de biscuiterie salon de thé, sur lequel elle travaille depuis plus de cinq ans. Son produit phare : le cookie, sous toutes ses formes. Mais la crise sanitaire la freine dans la dernière ligne droite. Cette épicurienne choisit alors d’aller au bout de sa passion, celle transmise par son père : la chocolaterie. Douce et enjouée, elle revient sur cette reconversion, le bonheur de ces quelques mois de formation à l’Institut Culinaire de France et son challenge personnel en présentant son projet lors du Business Game. Entretien. 

Pouvez-vous nous retracer votre parcours ?

Charlotte : J’ai été diplômée à la Sorbonne en 2010 et je suis devenue RRH, chargée du recrutement et mobilité professionnelle. 

Depuis toute petite je voulais être pâtissière mais mes parents voulaient que je fasse des études. Mais à partir de 30 ans j’ai eu un ras le bol, mon métier était tout sauf créatif, je voulais faire ce que j’aimais vraiment. Je pâtissais depuis longtemps et j’apprenais en autodidacte. En 2017, j’ai fait un CAP pâtisserie à EBP Paris. Après mon diplôme on m’avait proposé d’être formatrice en PSE à l’école mais je voulais me consacrer à mon projet d’ouverture de boutique, une biscuiterie/salon de thé autour du cookie, mon produit phare. 

Comment avez-vous décidé de vous inscrire à Institut Culinaire de France ?

Charlotte : Je travaillais sur la recette de mes cookies depuis 5 ans. Je devais ouvrir ma boutique, je cherchais des locaux dans paris. Puis le premier confinement est arrivé… J’en profite pour réfléchir à mon projet et je suis finalement soulagée de ne pas avoir ouvert dans cette période. Puis je me dis que j’ai toujours eu envie de faire un CAP en chocolaterie

J’adore le chocolat, c’est un produit délicat, capricieux et difficile à dompter.

Je décide de me lancer, je cherche activement et je tombe sur la création d’Institut Culinaire de France à Bordeaux. L’école était sûre d’ouvrir en septembre alors je l’ai choisie. En plus, je voulais partir de Paris donc c’était l’occasion parfaite. 

D’où vous vient votre passion pour la chocolaterie ? 

Charlotte : Le chocolat c’est ma passion numéro une [rires].  Je suis très gourmande de sucré, je suis une vraie épicurienne. Mais c’est mon père qui m’a appris à aimer le chocolat noir quand j’étais très jeune. C’était un fou de chocolat et il m’a transmis sa passion. J’adore le chocolat, tant gustativement que pour tout ce qu’il permet de faire. Et en même temps, c’est un produit délicat, capricieux et difficile à dompter

Quand on est passionné on le sent; il faut garder cet émerveillement permanent.

Comment s’est déroulé le business game ?

Charlotte : C’était génial ! J’étais très attachée à mon projet et j’avais déjà un business plan donc je n’ai pas réfléchi une seconde j’ai participé au challenge. C’était très intéressant. Les chefs étaient très occupés alors j’ai aussi appris à me débrouiller seule. Mais Vincent Valton m’a quand même aidée et soutenu. Il était fier de moi lors de ma présentation devant le jury.  

Quel projet avez-vous présenté ? 

Charlotte : J’ai présenté mon projet de boutique, sur lequel je travaille depuis des années. Bon, l’idée du cookie peut paraitre basique mais j’avais quand même envie de présenter mon projet. Je leur ai fait goûter mon cookie et ses variantes ainsi que des alfajores, un cookie argentin fourré au dulce que j’ai découvert dans un petit salon de thé à Amsterdam. Justement, l’une des jurés a une chocolaterie et a toujours voulu présenter des alfajores. 

Alfajores par Charlotte Benzaken
Alfajores par Charlotte Benzaken
Les cookies de Charlotte Benzaken

Je n’étais pas partie en me disant que j’allais réussir car je suis consciente d’avoir des produits relativement simples. Je voulais m’amuser et présenter ce projet qui me tient à cœur. J’ai bien travaillé ma communication. Et ça a payé, j’ai eu les félicitations du jury ! 

Envisagez-vous de concrétiser ce projet ?

Charlotte : Totalement ! Même s’il est en pause, c’est un projet que je veux mener à terme. Cela prendra le temps qu’il faut. 

Je ne pensais pas que ce métier puisse être aussi merveilleux. Je n’imagine plus me lever le matin et ne pas aimer ce que je fais

Que faites-vous actuellement ? 

Pour le moment j’aimerai travailler dans une chocolaterie pour faire mes armes. J’ai mis mon projet en suspens car le contexte économique n'est pas idéal. Des investisseurs m’ont contactée pour des partenariats. On m’a proposé de vendre mes produits dans un food truck à Bordeaux pendant un mois et ça me tente bien. Je suis tombée amoureuse de la ville donc j’envisage d’y vivre. Je vais d’ailleurs faire mon deuxième stage là-bas chez Hasnaâ. C’est drôle je pensais avancer dans ma vie sur Paris et finalement je me vois maintenant vivre à Bordeaux [rires].

Quels souvenirs gardez-vous de ces quelques mois à Institut Culinaire de France ? 

Ça restera l’une des plus belles expériences de ma vie. Et pourtant, je ne pensais pas avoir de meilleure expérience après mon CAP pâtisserie. Pour moi ce CAP chocolaterie était la complétude de ma passion, dès que j’aurai validé l’examen je me sentirais accomplie. J’en profite pour remercier Vincent Valton d’avoir été mon formateur et aussi pour la passion qu’il nous a transmise et l’investissement sans relache qu’il a eu pour nous apprendre ce magnifique métier.

Je ne pensais pas que ce métier puisse être aussi merveilleux. C’est intensif et compliqué, ça change notre vie, d'ailleurs je remercie mon mari pour son soutien sans faille dans ma reconversion, mais si beau de faire sa passion. Je n’imagine plus me lever le matin et ne pas aimer ce que je fais. 

Quel serait votre conseil pour de futurs étudiants d'Institut Culinaire de France ? 

Foncez ! Quand on est passionnés on le sent ! Il faut garder cet émerveillement permanant. L'école nous apprend les bases mais pas uniquement. Et les chefs sont tellement compétents, ils ont travaillé dans des maisons de renom : Vincent Valton chez Fauchon et Kyung-Ran est la première femme a avoir concuru au concours du Meilleur Ouvrier de France. Ce sont des pointes. Ils sont brillants. Ils nous présentent des techniques d’excellence et ça vaut tout l’or du monde. Auprès des chefs, on n’apprend pas uniquement leur métier, on apprend de leur passion

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